3 maart 2013

Adolescentie op hoge leeftijd


Ik zou niet weten hoe het komt, maar om de één of andere reden ben ik ervan overtuigd dat de meeste mensen, politici, journalisten en anderen die vandaag hoog opgeven van het pamfletje “Indignez-vous!” van wijlen Stéphane Hessel, datzelfde pamfletje helemaal niet gelezen hebben of zelfs maar gezien, ook al is het in ongeveer zevenenzeventig talen vertaald.

Met nog grotere zekerheid beweer ik dat ze niet het antwoord van Orimont Bolacre“J’y crois pas!” in handen zullen hebben gehad (Renaud Camus, Éditions David Reinharc, 2011).
Zo gaat het met morele verontwaardiging in groep. De leden kunnen zich beter niet bekommeren om teksten, en hoeven zich alleen collectief ergens over te verontwaardigen, of ergens achter te staan.

Bij Alain Finkielkraut op France Culture, in zijn uitzending Répliques van zaterdagochtend, was het onderwerp: "L'autorité en démocratie". Bij hem gaat het altijd om teksten –Finkielkraut nodigt nooit analfabeten uit– en een van zijn gasten, Pierre-Henri Tavoillot, maître de conférences en philosophie politique à l'Université de Paris-Sorbonne, had gisteren ook een opmerking over dat pamfletje van Hessel.
Ik transcribeer wat hij zegt (in de uitzending vanaf 23'30") maar vertaal niet, enerzijds omdat ik te lui ben, en anderzijds omdat Frans geen probleem mag zijn voor mensen die hoog oplopen met Hessel:




D’une certaine façon nous sommes dans une situation que j’aurais tendance à qualifier de “abus de contrepouvoir”. Non pas abus de pouvoir, mais abus de contrepouvoir. Je pense que l’intellectuel a une responsabilité majeure dans cette affaire. L’intellectuel et notamment –pardon d’en parler après le décès de Stéphane Hessel– mais l’intellectuel qui s’indigne, et qui est dans une logique effectivement d’indignation et de contestation a une responsabilité pourquoi ? Parce que l’indignation, c’est une logique de simplification. C’est une logique un peu adolescente qui consiste à dire que le pouvoir est méchant. Et même, c’est une logique un peu réactionnaire qui consiste à dire: c’était beaucoup mieux à l’époque de la résistance, parce qu’il y avait de vrais salauds. Et bien, les vrais salauds sont toujours là. Il faut tout simplement les identifier. Et donc je trouve que c’est une logique où l’intellectuel ne joue pas son rôle, qui n’est pas de simplifier le monde: qui est de clarifier la complexité du monde. De ce point de vue-là, c’est tellement facile de dire qu’il y a des salauds, de dire qu’il y a des complots, on dit dans l’ombre. Il y a comme une forme de dopage intellectuel dans cette affaire. Un dopage intellectuel parce que voilà: on a la clé de la compréhension intégrale du monde à partir de l’identification d’un petit complot ou d’un petit groupe.
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noot van 4 maart: luister ook naar wat Finkielkraut zegde bij Élisabeth Lévy, want op zijn beurt zegt ons dat veel over het niveau van het intellectuele debat op Franse cultuurzenders. Finkielkraut mag complexloos verwijzen naar de literaire canon, zonder vrees dat iemand hem elitair of onbegrijpelijk zou vinden:


Lévy:
Vous pensez, vous pensez que la demande de panthéonisation a une simple chance d’aboutir?
Finkielkraut: Ah non! non, non, je pense que l’on n'ira pas jusque là. Mais en même temps, si vous voulez, je passe ma vie, moi qui ne demanderais rien d’autre que d’être très optimiste, à être surpris par ce qui arrive, et à constater, comme l’aurait dit Racine, que mon malheur passe mon espérance, donc...

Andromaque (1667) Acte V, scène 5

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