23 november 2013

Zelfs als het over kunst gaat kan radio interessant zijn


Laatst schreef Mia Doornaert een column in De Standaard, met als titel: "Europa is cultuur". Volkomen juist. Wel maakte Doornaert de fout om volgende grappige uitspraak aan Joseph Goebbels toe te schrijven: "Als ik het woord cultuur hoor, grijp ik mijn revolver". Nu zij geen journaliste meer is, wordt het voor haar stilaan tijd om de goede gewoontes van bloggers over te nemen en bronnen te checken. Meestal legt men Göring die uitspraak in de mond, even verkeerd als Goebbels maar hun twee namen worden door journalisten begrijpelijkerwijs wel eens verward omdat ze met dezelfde letters beginnen. Simpelweg Wikipedia kan hier al goede diensten bewijzen: Hanns Johst (1890-1978): Aus seinem “Schlageter” stammt die fälschlich Hermann Göring zugeschriebene Aussage: „Wenn ich Kultur höre ...entsichere ich meinen Browning“ (1. Akt, 1. Szene).


Maar daar gaat het nu niet om: de stelling in haar column is zoals gezegd volkomen juist, en ze wordt door iedereen onderschreven die niet zelf op het Schumanplein werkt. Dus ook door Régis Debray, zoals hieronder te lezen. De uitzending Répliques van Finkielkraut waaruit dit fragment komt, ging eigenlijk over "kunst", bijvoorbeeld over de onnozele Opblaashondjes van zekere Jeff Koons en dergelijke dingen. De alhier befaamde Mosselpot van Jan Hoet (en enigszins ook van Marcel Broodthaers) kwam niet ter sprake bij Finkielkraut, maar ook  zonder dat was het vanmorgen toch weer interessant, en Mia Doornaert zal met genoegen haar stelling horen bijtreden:

Régis Debray: Excusez-moi, mais là il faut revenir à Malraux. Malraux est un homme qui a interrogé sa culture à travers la culture des autres et notamment la culture de l’Orient. Il faut rappeler que le musée imaginaire de Malraux est un musée mondial. Or il se trouve que la Renaissance n’a pas été ottomane que je sache. Elle a été italienne. Et c’est la Renaissance qui a vu la naissance de la notion d’art, de beauté, de critique d’art, d’histoire de l’art. Monsieur Erdoğan ne doit pas être très sensible à notre notion d’art, avec ce qu’elle implique d’originalité individuelle, de culture des profondeurs, de singularités. Le régime de singularité pour lui n’existe pas, donc monsieur Erdoğan, pour qui le culturel ne fut qu’un petit intermède occidental entre deux stades du cultuel, revient à son culte et considère que un culte doit en remplacer un autre, et que ce que nous avons appelé culture, n’a pas eu de place comme un moment historique significatif. Voilà donc quelque chose qui peut remettre, relativiser notre indignation ou notre stupeur devant cette incroyable métamorphose. Mais vous savez, moi, il y a un mot que j’aime bien –excusez-moi je le dois à Spengler, qui a très mauvaise réputation– c’est le mot de « pseudomorphose » qui est un terme de cristallographie. C’est-à-dire qu’il y a des minéraux qui gardent un aspect, une enveloppe extérieure mais dont la structure a changé complètement. On a une pseudomorphose de l’école par exemple. C’est vrai que ça s’appelle encore éducation et école: c’est autre chose. On a une pseudomorphose de l’état. On parle de l’état, bon, mais on ne voit pas que derrière la façade tout a changé. C’est plus le même mobilier. Donc, n’utilisons pas tous azimuts une notion très occidentale et très singulière qui est celle d’art.
Alain Finkielkraut: Alors d’accord Régis Debray, vous dites, relativisons notre indignation, parce que notre civilisation n’est pas universelle. Elle a –je vais reprendre un terme qui vous est cher– elle a des frontières. Et elle doit le savoir. La frontière c’est en effet l’apprentissage de la modestie avant d’être une attitude d’exclusion…
Régis Debray: …et la reconnaissance de l’autre en tant qu’autre.
Alain Finkielkraut: …en tant qu’autre. Très bien, mais cela veut dire que une frontière passe entre l’Europe et la Turquie.
Régis Debray: Oui, absolument.
Alain Finkielkraut: Donc l’intégration de la Turquie dans l’Union Européenne serait tout de même une chose assez étrange, et demanderait à l’Europe de se séparer définitivement –il est vrai que ses fonctionnaires y œuvrent déjà– de la civilisation Européenne. Et tant qu’il y a en Europe une civilisation Européenne qui en fait la substance, en fait la définition, la frontière existe et monsieur Erdoğan se charge de nous le rappeler tous les jours.
Régis Debray: Je ne suis pas, comme vous Européocentrique, mais je constate qu’effectivement le monde ottoman et le monde turque n’a rien à faire dans l’Europe.
Alain Finkielkraut: Je ne suis pas Européocentrique, je suis Européen!
Régis Debray: Je disais ça pour vous taquiner, mon cher. Non mais c’est… je suis d’accord avec vous, il y a là une frontière entre le monde ottoman. Qu’est-ce que la Turquie a apporté à l’Europe centrale et balkanique qu’elle a dominée pendant des siècles? Pas grand-chose. En tout cas pas d‘œuvres d’art majeures en dehors des minarets.
Alain Finkielkraut: Bien mais écoutez, nous en restons là sur ce sujet…
Jean Clair: ...Hautement géopolitique et donc polémique… revenons à nos moutons.
Alain Finkielkraut: …ce sujet très explosif et sur lequel j’aurai l’occasion de revenir dans d’autres émissions bien sûr.




1 opmerking:

Mark De Mey zei

Wel, er is wel die beroemde brug van Mostar.

http://victacausa.blogspot.com/victacausa.blogspot.com5edf7b715d0afaa3d68201fa2d94715a304487db.html