19 juni 2016

Een Franse wijsneus over het Mysterie van de Drievuldigheid


Yann Moix, schrijver en cineast, en destijds een ontdekking van BHL, die geregeld op radio en tv komt en dan gewoonlijk iets over Levinas zegt – of dat nu te pas komt of niet – zei gisteren niets over Levinas, maar wist ter vervanging toch een vraag te stellen die in haar pedanterie lachwekkend was. De man die hij ondervroeg was een van de (voorlopig) dertien of veertien kandidaat-kandidaten voor het Franse presidentschap die zichzelf bij centrumrechts al in stelling hebben gebracht. En die man had het bestaan om niet te houden van le mariage pour tous, en om vragen te stellen bij draagmoederschap en dergelijke. De altijd wat huilerige en anderzijds pretentieuze Yann Moix vond daarom dat hij zijn slachtoffer een lesje theologie moest geven... er kwam applaus van het zoals altijd zorgvuldig gescreende studiopubliek.




Henri Guaino: J’ai pas de …je ne mène pas un combat contre des homosexuels. Ça, jamais de ma vie je n’ai eu cette intention. Euh, je ne mène pas un combat pour la morale ‘pure’, je distingue ça de mes combats politiques et personnels, de mes convictions religieuses. Voilà, simplement, je pense que ça nous entraîne vers quelque chose dont je ne veux pas. C’est comme les gens qui m’expliquent que les progrès de la génétique c’est formidable, ce qui est vrai, mais qui ne veulent absolument mettre aucune barrière et aucune règle aux folies qu’on peut commettre avec l’eugénisme génétique. Bien, c’est vrai que c’est formidable, mais en même temps ça me pose des problèmes, et je pense qu’il faut les gérer.
Léa Salamé: C’est un sujet qui vous met mal à l’aise?
Henri Guaino:  Quoi?
Léa Salamé: Cette idée du mariage d’homosexuels, cette homosexualité et tout ça.
Henri Guaino: Ce n’est pas cela qui me met mal à l’aise. C’est la filiation. C’est que le mariage, depuis toujours c’est une institution sociale qui a un but – anthropologiquement en tout cas – un but: c’est de mettre de l’ordre dans la filiation. Et il n y a pas de sociétés qui puissent se passer d’un minimum de...
Yann Moix: Ou juste de faire en sorte que…
Léa Salamé: Non, mais ce n’est pas que ça…
Yann Moix: De faire en sorte qu’un héritage reste au sein d’une famille.
Henri Guaino: Comment?
Yann Moix: Non, mais les raisons historiques du mariage ne sont pas toujours excellentes. C’est aussi pour faire en sorte qu’un héritage reste à l’intérieur d’une même famille.
Henri Guaino: Oui, mais si l’institution a perduré aussi longtemps dans toutes les sociétés, depuis qu’il y a des sociétés […] depuis qu’il y a des sociétés qu’on appellerait aujourd’hui civilisées, dans l’idée que nous nous faisons de ce qui est un civilisation civilisée, organisée, le mariage existe. Et il existe quelques soient les religions, et quelques soient les cultures. Parce qu’il a une raison d’être fondamentale, c’est de mettre de l’ordre dans la filiation, parce que la société ne peut pas s’en passer. Après, il y a d’autres raisons qui s’y rajoutent. […] Euh, moi je trouve dramatique qu’on ait pas fait le contrat d’union civile, indépendamment du problème de…
Yann Moix: Ah, mais ça je vous l’accorde!
Henri Guaino: …parce que ça permettait de ne pas mélanger le mariage qui, encore une fois est une institution qui a un rapport direct avec la filiation, avec le problème de l’amour homosexuel, de la, de l’envie d’ailleurs de montrer cet amour, d’avoir des droits de…
Yann Moix: Vous êtes catholique, monsieur Guaino? Vous êtes catholique?
Henri Guaino: Oui je suis catholique, mais...
Yann Moix: C’est étrange quand même parce que le catholicisme repose intégralement sur le fait qu’un fils n’est pas le fils de son père.
Henri Guaino: Hahaha…
Yann Moix: C’est pas le fils biologique de son père. Et si on aurait été choqué de…
Henri Guaino: C’est parce que vous n’avez jamais essayé de comprendre le père [¿?] du Mystère de la Trinité.
Yann Moix: Si, justement. C’est justement l’abolition de la biologie. Et le Saint Esprit était précisément inventé pour qu’on ne se pose pas la question de la filiation, de la manière dont vous vous la posez.
Henri Guaino: Mais c’était le fils de Dieu…


[Applaudissements – on se demande pour qui]


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