22 oktober 2004

Een Eroscentrum in de XVIIIe E.

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Ferdinando Galiani

Hebben we daar wel iets bij te winnen, Staf Nimmegeers, bij zo'n Eroscentrum? Madame d'Épinay schijnt te denken van niet. En het minste wat je hieronder kunt zien, is dat onze tijd het warme water niet uitgevonden heeft.
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Lettre de Mme d’Épinay à l’abbé Ferdinando Galiani

À Paris ce 29 7bre 1769
[…]
Il parait un livre depuis un mois qui excite l’attention des amateurs. Il est intitulé Le Pornographe ou idées d’un honnête homme sur un projet de règlement pour les prostituées pour prévenir les malheurs qu’occasionne le publicisme des femmes avec des notes historiques et justificatives.[1]

Il est incroyable qu’un homme qui a du style, des idées, de l’érudition, la connais­sance des langues et des mœurs anciennes passe son temps à évaluer les gueuses d’un royaume, à les classer, à établir un tarif de leurs charmes, à leur élever un édifice et à leur donner une règle aussi réfléchie qu’aucun fondateur de monastère l’ait jamais fait.

Si cependant un souverain jaloux de la santé de ses sujets exécutait ce projet je ne doute pas que la sécurité du plaisir jointe à l’impulsion du luxe ne multipliât les célibataires à l’infini, et n’éteignit la galanterie auprès des femmes; les anciennes mœurs reprendraient faveur. Les femmes resteraient dans l’intérieur de leur maison; les hommes iraient au cabaret peut-être, nos poètes libertins chanteraient les Laïs[2] modernes. Les orateurs et les historiens célébreraient les Cornélies les Véturies[3] et les philosophes diraient aux jeunes gens comme Caton, macte virtute esto: huc melius juvenes descendere quam alienas permolere uxores.[4]
Y gagnerait-on ? Dites-moi cela l'abbé ?
[…]

Ferdinando Galiani
Louise d’Épinay
Correspondance I, 1769-1770
Les Éditions Desjonquères, 1992, pp. 78-9

[1] Rétif de la Bretonne liet dit werk anoniem, in 1769 verschijnen. Mme d’Épinay citeert uit een bespreking door Diderot.
[2] Laïs, van Marie de France, XIIe Eeuwse romances.
[3] Twee deugdzame vrouwen uit “De viris illustribus urbis romae”, respectievelijk de echtgenote van Tiberius Sempronius Gracchus, en de moeder van Caïus Marcius Coriolanus.
[4] “Bravo, flink zo! jonge kerels kunnen beter daar afstappen, dan dat ze andermans vrouwen met hun stamper bewerken”. Mme d'Épinay citeert vrij uit Horatius, Satiren 1,2, 31-32 en 34-35.

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