De Fransen zullen Macron niet zo snel weghonen als Hollande.
‘Le peuple,’ zei Rivarol ‘ne voulait pas la Révolution, il n'en voulait que le spectacle.’ Het volk wilde niet de Revolutie, alleen het schouwspel ervan. Een mooie opmerking, en ze geldt nog.
Te gast bij Natacha Polony en Élisabeth Lévy in hun «Droit de question!» – eerstgenoemde is een bekende radio- en tv-commentatrice en de tweede is hoofdredactrice van het blad Causeur – te gast waren dus Jean-François Kahn, oprichter van Marianne, nu schrijvend voor de Huffington Post, en Basile de Koch, auteur en chroniqueur bij datzelfde Causeur. Ze vroegen zich af of ‘links’ nog een toekomst had na de catastrofale verkiezingen. Vanzelfsprekend kwam er geen antwoord op die vraag, een voorwendsel om wat te babbelen tenslotte en geen mens die een antwoord had verwacht, maar toch beviel het gesprek me. Vooral om één klein half zinnetje van Basile.
Basile de Koch: …maar niet zonder elegantie.
Dat laatste is nog belangrijker dan wat voorafging: Fransen willen graag een presentabele president, iemand waarmee je voor den dag kunt komen, 'un type sortable'. Niet zo'n gefrustreerde Sarkozy, of een Hollande op een scootertje.
Élisabeth Lévy: La première chose : on a très peu parlé de Macron. Est-ce que Macron – en absorbant disons une partie de la gauche – n’a pas, disons rendu le clivage droite-gauche caduc?
Basile de Koch: Est-ce que c’est pas l’inverse ? Est-ce que ce n’est pas l’empilement du roi fainéant Chirac, de l’hystérique Sarkozy, et de monsieur rien du tout Hollande, qui a fait que finalement la droite s’est dégonflée, la gauche s’est dégonflée ? Et ça, ça a été quand même utile pour faire arriver au pouvoir le président Macron il me semble.
Élisabeth Lévy: Il a quand même ramassé la moitié du PS et la moitié de l’UMP.
Basile de Koch: Il faut faire …il faut voir les choses dans l’ordre, présidente ! À partir du moment où, bon, Sarkozy a foiré et Hollande a foiré, et bien c’est sûr que les électeurs de droite et les électeurs de gauche …ils sont un peu découragés quant à un gland qui arrive en un mois en disant non seulement je suis jeune et beau, mais en plus je suis et de droite et de gauche, et t’as qu’à voir…
Élisabeth Lévy: C’est vrai.
Basile de Koch: …ça peut marcher.
Jean-François Kahn: Et un fait qu’il ne faut pas oublier non plus c’est qu’il a fait 24%. Et 24%, entre parenthèses…
Basile de Koch: Oui mais dès le premier tour.
Jean-François Kahn: …c’était en vérité l’électorat centriste latent, à qui on a imposé une bipolarité dont il ne voulait pas. Et donc par la violence institutionnelle, on les empêchait de se prononcer, de s’exprimer, et quand ils ont eu la possibilité de s’exprimer ils se sont retrouvés à 24%.
Basile de Koch: Moi je croyais qu’il avait 25, vous voyez que vous vous êtes trompé d’un pourcent.
Élisabeth Lévy: C’est très bien, très bonne [évaluation?].
Jean-François Kahn: Il suffisait de voir. Mais je vous répète ce que j’ai dit tout à l’heure : le vrai problème auquel on a eu… vous allez voir, c’est qu’aujourd’hui il y a la droite et la gauche, il n’y en a jamais eu autant. Mais une droite…
Natacha Polony: Vous êtes sûr qu’il y a la droite et la gauche aujourd’hui?
Jean-François Kahn: Non, c’est une droite radic… une droite caricaturale disons, et une gauche [xxx],
Basile de Koch: Et un centre caricatural.
Jean-François Kahn: Oui, aussi, ça existe un centre caricatural, on l’a vu pendant la Quatrième République…
Basile de Koch: Là, c’est au pouvoir…
Jean-François Kahn: …mais c’est pas la même chose.
Basile de Koch: …mais non sans élégance.

